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28/01/2008

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Car l’enfance, c’est aussi l’apprentissage du goût ! Quels souvenirs que les fraises des bois des talus de la maison, que les tartes faites par ma grand-mère à l’occasion de la « ducasse » et cuites dans le four de notre boulanger… et encore, la salade aux chicons (endives) du dimanche, les jeunes pigeons que mon grand-père qui était pigeonniste sacrifiait lorsqu’ils n’étaient pas bons pour les concours, les lapins sauvages attrapés grâce aux collets qu’il disposait aux endroits propices dans la carrière…..tous restent mes mets favoris. Et pour partager ces souvenirs d’enfance, voici quelques recettes de ma grand-mère et du Hainaut : SALADE DU DIMANCHE Mélanger de petits dés d'endives avec de la mâche, un petit bocal de haricots blancs et un peu de chou rouge rapé dans une mayonnaise. LES PIGEONS Couper les pigeons en deux, les aplatir et les faire revenir au beurre. Puis ajouter de l'eau et cuire 30 minutes à feu doux (le pigeon n'est plus rosé !). La sauce des pigeons sur des frites, c'est divin ! LE LAPIN AUX PRUNEAUX Découper le lapin en morceaux (les cuisses et le dos en trois morceaux) et les faire revenir au beurre dans une cocotte. Retirer les morceaux de lapin et les réserver et faire revenir 4 oignons émincés, ensuite y jeter une grosse cuillèrée de farine et mélanger très vite. Aroser d'un peu de bière et remettre les morceaux de lapin. Rajouter de la bière pour recouvrir complètement les ingrédients. Ajouter sel, poivre, thym et laurier et laisser mijoter quelques heures en remuant de temps en temps pour éviter que la viande colle au fond de la cocotte. Si nécessaire, remouiller un peu. Une demi-heure avant de terminer la cuisson, ajouter une douzaine de pruneaux avec leur noyau et bien les mélanger doucement aux morceaux de lapin. Servir avec des frites et, évidemment, avec une bonne bière belge LE GOÛTER MATRIMONIAL A ECAUSSINNES Ecaussinnes est surtout célèbre pour son goûter matrimonial qui a lieu chaque année le lundi de Pentecôte, et ce depuis 1903. Il trouve son origine dans la tradition séculaire du mai qui était à l'époque toujours vivante à Ecaussinnes : à l'origine, un jeune homme qui souhaitait déclarer sa flamme à une jeune fille plantait un mai (un petit arbre ou une branche) devant la maison de sa bien aimée. Par la suite, les jeunes se contentèrent de planter un seul mai par hameau. En remerciement, les jeunes filles offraient un goûter. A l'occasion du mai de 1903, Marcel Tricot eut l'idée d'une farce et plaça près de l'église une affiche sur laquelle on pouvait lire : Lundi 1er juin 1903 (Pentecôte) à 16 heures : Goûter monstre offert par les soixante jeunes filles à marier du centre de la commune. Etant délaissées par un grand nombre de concitoyens, nous prions les jeunes gens des environs à bien vouloir participer au dit Goûter, et espérons avoir sous peu le plaisir d'assister à de nombreux mariages. Cette farce fut le point de départ de ce qui est devenu une tradition depuis plus d'un siècle, et qui vaut à Ecaussinnes le surnom de "Cité de l'amour".

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Ecaussinnes doit sa notoriété à la richesse en pierre bleue (ou petit granit) de son sous-sol. Grâce à la vapeur, au XIXe, l’extraction de la pierre bleue du bassin industriel du Hainaut devint plus facile , de même que le levage et le sciage. La journée, j’entendais le bruit de la locomotive à vapeur de la carrière qui passait derrière la maison; au loin, on percevait le dynamitage du filon et le grondement des blocs qui s’effondraient. Grâce à des élévateurs et à des plans inclinés, les blocs étaient remontés du sous-sol et conduits à la scierie où ils étaient découpés en tranches. Derrière la maison se trouvaient les ateliers des tailleurs de pierre ou « cwerleux ». Leur activité intense n’était, elle non plus, pas silencieuse : le bruit des maillets et des bouchardes qui frappent la pierre me semble encore aujourd’hui bien familier. Mais le moment que j’attendais avec le plus d’impatience était celui où toute activité cessait. Alors, ce terrain immense m’appartenait ! Avec Sammy( ainsi appelé par Maman, en souvenir des Américains), mon chien et compagnon de toutes mes expéditions, j’explorais la carrière au grand mécontentement de ma grand-mère, qui, en vain , criait mon prénom à tous les échos, pour me faire revenir à la maison. L’exploitation de la pierre bleue façonne le paysage. Près d’un trou d’extraction, il y a une « tienne », petite colline constituée par les terres de déblaiement. Au bout d’un certain temps, celle-ci se recouvre d’arbres et de végétation; de quoi bien s’amuser : explorer les lieux, fabriquer des cabanes dans les arbres, se faire peur en inventant des récits angoissants, cueillir fleurs et petits fruits des sous-bois…. Le trou d’extraction qui n’est plus exploité se remplit assez rapidement d’eau, une eau sombre et mystérieuse, très dangereuse aussi, car à certains endroits, les remoux peuvent être très forts. Mais, il est possible d’y tremper les jambes, sensation d’autant plus délicieuse que s’y mêle l’interdit des parents. Mon père y allait à la pêche et essayait de me faire partager sa passion; mais, après avoir dû trop souvent décrocher ma ligne coincée dans les branches d’arbres, il y a renoncé. Par contre, j’adorais aller rechercher mon grand-père à son travail; il s’occupait des machines qui sciaient les immenses blocs de pierre. Le bruit et la vue des scies en action étaient très impressionnants pour une petite fille. De ses compagnons de travail, mon grand-père recevait des « matons », une tarte au lait caillé qui est la spécialité de Grammont, ville située en Flandre orientale, à la frontière du Hainaut. De nombreux ouvriers flamands venaient, à cette époque, travailler dans les carrières d’Ecaussinnes. Le train qui les amenait, s’arrêtait à la gare d'Ecaussinnes-Carrières, située dans la commune d’Ecaussinnes d’Enghien. Je raffolais de cette tarte que je lui réclamais souvent. Ecaussinnes : le château fort

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EDITORIAL
L'année 2007 fut difficile. Certes, il y a eu de bons moments, de
très bons moments même, comme le vin de l'amitié à l'occasion de
l'anniversaire de Valentin. Le rallye touristique, à la fin duquel les
participants étaient obligés de circuler dans le Moustier pour
reconnaître les clochers dont les photos étaient placées aux fenêtres,
était un grand moment. La fête du Moustier le 5 août était à
nouveau un grand succès, grâce à notre équipe de cuistos, bien rodés
maintenant. Le char du Moustier à la St-Michel dans
Châteauponsac fut également un grand évènement qu'on n'avait plus
vu depuis trente ans ! L'idée venait de Paul et nous avons pu la
réaliser grâce à la collaboration de Thierry et Michel.
D'autre part, plusieurs initiatives n'ont pas pu se réaliser. La balade
avec pique-nique au printemps a dû être annulée à cause du mauvais
temps; de même pour le pique-nique du 14 juillet. Le feu de la St-
Jean n'était pas possible pour des raisons pratiques et de sécurité et
la fête de l'avent n'a pas pu se faire à cause de l'accident de Sylvette.
Plusieurs habitants du Moustier ont été obligés de faire un passage
par l'hôpital : Germaine, Ken, Annie, Fernande, Sylvette et votre
serviteur. Heureusement que les choses s'arrangent pour tous :
Germaine est à nouveau dans sa maison; Ken va mieux mais a
encore quelques problèmes qui devront être arrangés; la santé
d'Annie s'améliore aussi; Fernande reviendra bientôt dans le
Moustier; Sylvette apprend à marcher et moi-même, je suis en
parfaite santé maintenant.
C'est donc dans ce contexte très positif que nous avons commencé
l'année 2008, même avec un feu d'artifice sous le Moustier !! La
rédaction vous présente tous ses meilleurs voeux pour cette nouvelle
année, dont nous espérons qu'elle soit nettement meilleure que
l'année passée. Nous vous le souhaitons à vous tous.
SOUVENIRS D'ENFANCE


L'enfance
Qui peut nous dire quand ça finit
Qui peut nous dire quand ça commence...

L'enfance
Qui nous empêche de la vivre
De la revivre infiniment....

Jacques Brel


SYLVETTE à ECAUSSINNES
Je suis née et ai vécu à Ecaussinnes jusqu’à l’âge de 20 ans. De
ma prime enfance, j’ai gardé le souvenir heureux d’aventures dans
la carrière où travaillait mon grand-père maternel. Mes grandsparents
habitaient une maison ouvrière située dans la carrière de
Thiarmont. A l’étage, la chambre la plus grande , celle de mes
parents était divisée par un rideau rose,derrière lequel se trouvait
mon lit. Jusqu’à l’âge de 10ans, cette maison et surtout la carrière
tout autour ont été pour moi un merveilleux terrain de jeux.

 
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