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17.03.2008
Les poèmes de Germaine
LES POEMES DE GERMAINE
Germaine regrettait de n’avoir pu aller très longtemps à l’école,car il fallait travailler. Mais,cela ne l’a nullement empêchée d’écrire de jolis poèmes, très sensibles ,surtout après son retour dans sa rue natale.
Lorsque sa vue s’est progressivement éteinte, elle les apprenait par coeur jusqu’à ce qu’un proche puisse les transcrire.
Ma maison
Oh ! Cher pays de ma jeunesse
Où l’amour, hélas ne fut que caresses
Je reviens près de toi , pour ceux que j’aime,
Pour finir ma vie et y mourir aussi.
Chère maison que j’ai tant désirée,
Que me réserves-tu en venant près de toi ?
Je compterai les jours où je serai heureuse
Et ce sera la joie et le bonheur pour moi.
Crépuscule
Au loin, comme un saphir,j’aperçois le soleil
Baignant de ses reflets tout l’horizon en feu
Et lentement, la nuit, dans son manteau d’azur
Se couche doucement sur toute la nature.
La nuit, comme à regret, tombe sur la vallée.
J’entends les grillons dans la nuit étoilée
Et je me dis que c’est doux de rêver
A tout cet univers, et à tant de beauté.
Ma belle Gartempe, si douce à regarder
Lorsque descend sur toi, le soir tout doucement
Je m’endors et je rêve à ton doux bruissement.
Mon compagnon, le chien
J’aime ma promenade du Pont romain à St-Martial
Nous partons tous les deux, mon compagnon et moi
Lui ; gambade, renifle, s’arrête
A un morceau de bois, un caillou, un brin d’herbe
Moi ; je rêve ou regarde, toujours émerveillée
Ici, des boutons d’or, plus loin des genêts.
Nous redescendons, fatigués, mais apaisés
Des soucis de toute la journée.
Roses
Depuis longtemps déjà,
Je ne te voyais plus,
Ma rose du jardin.
Mes yeux se sont éteints
Devant toi,si jolie
Mais, ne me quitte pas
J’aurais trop de chagrin.
La nature est si belle
Les roses ne meurent pas
La rosée du matin les rend bien plus jolies
Et toi, si éclatante, dans ton verre de cristal
Tu me fais oublier chagrins et soucis
Alors, reste longtemps près de moi !
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